FANTÔMES DU MUR DE L'ATLANTIQUE - ATLANTIK WALL exposition photographique de l'artiste Steph


As one European country after another succumbed to the relentless onslaught of HItler's Wehrmacht sweeping across the continent in the early 1940s and German armies stood, peering across the water, on the Atlantic coast, military planning to fortify the new borders of the Nazi empire were in full flow. Having built a 630 km long defensive barrier along its borders with France, Belgium, the Netherlands and Luxembourg in the 1930s, German planners took the strategic building project to a whole new level after the British victory in the Battle of Britain and started to work on a comprehensive system of bunkers, fortifications and obstacles to make Festung Europa (Fortress Europe) impregnable to an amphibious invasion.

What would become a network of over 10,000 structures on the eve of the Normandy landings by Allied forces on 6 June 1944, Hitler's Atlantic Wall, or Atlantikwall in German, was following in a long military tradition of building defensive fortifications around strategic installations and towns that goes back to Roman times. What is remarkable about the Nazi attempt to batten down the hatches around a new German empire on European soil was the sheer extent and the efficiency with which it was achieved in just over three years. Using a mixture of German civilian and military workers and tens thousands of POWs and other slave labour, the different types of embattlements followed a set of standard blueprints that were implemented across the board.

Starting in the far northern reaches of what was then Finland (now Russia), and covering the most exposed coastal areas of Denmark, Germany, the Netherlands, Belgium and France down to the Pyrenees, concrete bunkers and fortified artillery batteries were later supplemented with mine fields and obstacles strewn across the beaches. Field Marshal Erwin Rommel, who was tasked with overseeing the Wall in early 1944 also had obstacles and mines planted at sea that would be invisible at high tide, the most likely time for a seaborne invasion. In the event, diversionary tactics by Allied planners who launched fictional invasions in Norway and around Calais in the days leading up to D-Day and the overwhelming numbers of Allied forces that landed in Normandy ensured that the Atlantikwall was quickly breached, making much of the rest of the fortification in other locations obsolete. Believing there to be other invasions in the offing, German military engineers continued to build fortifications along the Atlantic coast for another few days after the 6th of June.

Since the end of the war, many of the thousands of structures have been dismantled or left to slip into the sea. In Germany, among the rebuilding frenzy of the late 40s and 50s, almost all the concrete fortifications where eradicated. In France, where civilian workers were employed to build many of the structures, the historical significance of the Atlantikwall as a historical monument remains controversial. The most northerly of the structures today are in the middle of a military zone in Russia's Murmansk Oblast. Stephan Vanfleteren travelled the length of the Atlantic Wall, capturing the stark and strange beauty of these often colossal remnants of the Second World War.

Stephan Vanfleteren.

VERNISSAGE DE L'EXPOSITION

à 14h le SAMEDI 4 JUIN 2016

au MUSEE DE LA BATTERIE DE MERVILLE-FRANCEVILLE.

The opening of the exhibition,

in the presence of the photographic artist Stephan Vanfleteren,

at the Musée de la batterie de Merville-Franceville museum, at 2pm on Saturday, June 4.

Fantômes du mur de l'Atlantique

Ce qu'il reste des bunkers allemands évoque une poésie sournoise.

Ce sont les fantômes d’un passé que l’on cherche à omettre, des vestiges douloureux, dans les nimbes d’une période honnie. Ils symbolisent la folie d’une période qui fait muter la nature en béton, peuple un paysage immaculé d’instruments de guerre. C’est une dichotomie visuelle qui révèle l’absurde d’une situation, celle du mur de l’Atlantique.

70 ans après le débarquement, les côtes de l’Atlantique dévoilent encore ces murs de béton, construits entre 1943 et 1945, un immense système défensif conçu par les Nazis dans l’optique de défendre l’Europe qu’elle occupe presque dans son intégralité. Une ligne défensive qui s’étend de la Norvège aux Pyrénées.

Le photographe Stephan Vanfleteren a immortalisé ce qu’il reste de ces folies humaines. Comme un souvenir qui s’estompe.

Jean Morel

Sources : http://www.novaplanet.com/novamag/galerie-fantomes-du-mur-de-l-atlantique

Atlantic Wall : Stephan Vanfleteren

Le domaine provincial de Raversyde, à proximité d’Ostende, accueille en ce moment l’exposition Atlantic Wall de Stephan Vanfleteren qui nous invite à revisiter l’histoire. Sur une commande de la Province de Flandre occidentale, le photoreporter belge a parcouru pendant un an, les côtes de la mer des Barents au Golf de Biskaye afin d’immortaliser le Mur de l’Atlantique construit par Hitler du printemps 1942 au printemps 1944.

Une exposition qui rappelle, de plein fouet, l’idiotie de la guerre. Ici, pas de photos monochromes en plein air. La mise en scène est inattendue. Dans l’une des villas ayant appartenu au Prince Charles, on plonge au cœur du sujet avec la reconstruction d’un bunker minimaliste au milieu d’une petite pièce sombre et exiguë. L’endroit est sinistre, confiné. On tâtonne pour y entrer, gêné par l’obscurité qui contraste avec la lumière extérieure. Une musique composée de percussions lourdes et macabres emballe le tout. Aucune photo à l’horizon. Vanfleteren a fait le pari de réaliser un film où ses clichés défilent pays par pays – de la Norvège jusqu’aux Îles Anglo-Normandes. Il soigne ses mises en scène jusque dans le choix de la police de caractère de son film qui tourne en boucle. Avec ce son plombant qui enveloppe les clichés en noirs et blancs, on se sent hypnotisé. Vanfleteren a le souci du détail, il va au fond des choses, nous interpelle et éclaire l’histoire d’un regard particulier.

« Aujourd’hui le Mur de l’Atlantique ne se dresse plus devant les alliés mais contre les forces de la nature. » peut-on lire au début de l’exposition qui fait partie du IVA-Projcet WW2 Heritage. Presque quarante ans après qu’Hitler ait bâti ce qui restera le plus important ouvrage de l’histoire militaire du XXe siècle, Vanfleteren saisit un nouveau sens à cette barbarie. Les bunkers plient sous le poids des éléments. L’eau et le vent mettent ces monstres de béton à mal. Si à Raversyde la soixantaine de bunkers est intacte, il n’en est pas de même partout. Suivant les pays, les bunkers sortent mystérieusement du brouillard, sont pris d’assaut par la flore des dunes ou se dressent tels des exemples d’architecture militaire ! A la vue de ces images, on serait presque heureux de constater que ces blockhaus n’ont pas été détruits.

Stephan Vanfleteren est passé maître dans son domaine. Avec ses clichés en noirs et blancs si particuliers, il réalise une fois de plus un fabuleux travail de mémoire car, quand la nature aura repris ses droits, que restera-t-il des 2 600 kilomètres du Mur de l’Atlantique ?

Vinciane Pigarella

Sources ARTENEWS.net : http://www.giottoagency.be/artenewsonline/?p=513

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